Née d'une réflexion collective suite au procès de Sabri Essid (16-20 mars 2026, cour
d’assise de Paris), combattant français de Daesh condamné par défaut à la réclusion
criminelle à perpétuité pour sa participation au génocide des Yézidis dans le milieu des
années 2010, cette journée d'étude revient sur les violences extêmes qui ont eu lieu au
Sinjar dès le 3 août 2014 – meurtre de masse, réduction en esclavage – , en plaçant la
parole des rescapé·e·s, notamment des femmes et des adolescent·e·s, au centre cette
première rencontre. Il s'agit de revenir sur l'acte de témoigner, les implications intimes
qu'il suppose et le devenir de cette parole une fois saisie par l'institution judiciaire ; cette
réflexion s'articule autour de la tension entre récit de soi, expérience de la violence et
aussi son dépassement. Si le droit demeure un cadre indispensable à la reconnaissance des
faits et la compréhension de la nature de la violence – en l’espèce ici, “génocide pour
atteinte à l’intégrité physique et psychique” – la journée propose de dépasser cet horizon
strictement juridique pour repenser non seulement la spécificité des violences contre les
Yézidi·e·s, les formes d'engagement et le rôle des associations / ONG, mais aussi le vécu,
la subjectivité des survivant·e·s et la réorganisation de la communauté yézidie en exil.
Event type
Talk
When
Where
FMSH 54 boulevard Raspail, Paris, Salle B01-10
Context
Atelier organisé par Chloé Drieu, Juliette Duclos-Valois, Lilou Gardiolet
Description
Research project
(Y)ezidism in diaspora: beliefs, doubts and reinventions in migration
Description
(Y)ezidism in Europe and the Caucasus
2018-